Actualités paroissiales

TELECHARGEZ ICI LE DERNIER RALLIEMENT DE LA PAROISSE !

Agenda

 

Message du Ralliement n°63

« Tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Mt 19, 19b) Voici un verset familier qui nous berce depuis notre plus tendre enfance… au point que nous n’y prêtons plus garde. Aussi, regardons-y de plus près un instant. Tout d’abord, ce verbe « aimer », qui vient du grec agapé, signifie l’amour chrétien, autrement dit cet amour à l’image de l’amour de Dieu pour l’être humain, et de l’humain pour Dieu ; cet amour qui accueille pour protéger avec bienveillance. Cet amour n’empêche d’ailleurs aucunement de dire ses quatre vérités à autrui, avec forme bien sûr, du moment que cela peut le protéger de lui-même, lorsqu’il n’est pas aligné avec lui-même pour vivre une vie digne dans le monde et devant Dieu. N’oublions jamais aussi que le croyant chrétien, c’est bien nous et pas forcément celui qui est en face… donc nous sommes responsables de cet amour chrétien, et n’attendons pas pour agir que celui qui est en face de nous comme prochain le soit !

Venons-en ensuite justement à ce fameux « prochain » que nos traductions courantes de la Bible nous rendent presque conceptuel tant on ne parvient pas vraiment à le visualiser. Rendez-vous compte le « prochain »… nous pourrions presque penser que ce n’est pas celui qui est là devant nous, mais bien plutôt le suivant, le prochain que je vais rencontrer, et ainsi de suite ! C’est bien comme cela que parfois on ne rencontre jamais son prochain… puisque l’on peut toujours attendre le suivant !

Mais l’expression des manuscrits en grec, que nos traductions appellent « prochain », se dit littéralement « celui qui est près de toi »… c’est-à-dire celui que tu croises dans la rue, que tu rencontres au bureau, que tu bouscules dans le métro, que tu fais semblant d’ignorer quand il tend la main, etc. Bref il ne s’agit pas d’un prochain croyant et propre sur lui, mais vraiment de n’importe qui, du moment qu’il se situe près de moi. Cela devient nettement moins conceptuel et beaucoup plus impliquant, ne trouvez-vous pas ?

Enfin, un élément de ce verset demeure profondément singulier : le verbe en grec agapé est bien conjugué au futur. Ce futur est bien aussi dans la version grecque du verset 18 de Lévitique 19 qui donne ce commandement repris par notre verset de Matthieu. Revenir à l’hébreu de ce commandement de Lv 19,18, dans la Bible hébraïque, donne confiance : le verbe « aimer » est conjugué à l’accompli converti, signifiant ainsi la conversion à une action sûre, accomplie, ponctuelle et achevée dans le futur… « tu aimeras », c’est sûr !

Mais, ce futur, ne reste-t-il pas étrange quand même ? Avec ce futur, nous pourrions aimer… toujours demain, même de manière sûre !!! Et vivre le présent dans une férocité absolue vis-à-vis de ce proche… puisque l’ordre n’est que pour plus tard ! C’est au fond ce que vit le monde : on s’entretue allègrement aujourd’hui… et on « rasera gratis » demain ou après-demain, dans une promesse d’amour ! Bien étonnante donc cette expression d’amour au futur qui nous décorrèle du présent, et nous libère presque d’aimer, dès maintenant, celui qui nous est proche. La question demeure entière donc : pourquoi ce commandement n’est-il pas mis au présent, qui serait bien plus utile au monde ? La réponse appartient à chacun.e sur sa compréhension de cette perspective d’amour, fruit de la conversion à la Royauté de Dieu… cependant, n’oublions jamais que la lumière de Pâques est notre réalité présente de croyant : elle nous donne une piste, un chemin pour tendre vers cette dynamique d’amour et nous invite à participer dès à présent à cette Royauté. Ainsi, dans l’accomplissement de sa mort, le Christ opère son amour pour nous, et il nous donne ainsi la force d’accorder dorénavant notre amour à celui qui est près de nous… sachant que sa résurrection au matin de Pâques résonne comme le futur de l’amour définitivement relevé. A présent, « que votre amour fraternel soit sincère » (Règle de Reuilly), c’est ce dont le monde a éternellement besoin.

 

Emmanuel Argaud, pasteur de la paroisse

 

Prière de louange

Seigneur, notre Dieu et notre Père,

bien souvent nous te disons : « Écoute, écoute Seigneur, ton serviteur te parle ».

Ne devrions-nous pas te dire, comme le petit Samuel :

« Parle, parle Seigneur, ton serviteur écoute » ?

Aujourd’hui, nous voulons nous mettre à l’écoute de ta parole.

Simplement nous tenir en ta présence.

Redis-nous ta bonté, ton honneur, ton pardon démesuré.

Rappelle-nous la puissance de ton amour et de ta compassion

pour celles et ceux qui s’égarent…

Parle Seigneur, et que tout en nous fasse silence.

Que se taisent les doutes et les impertinences,

que se taisent les certitudes et les revendications,

que s’apaisent nos angoisses et nos larmes pour qu’enfin,

nous acceptions d’ouvrir pour toi nos oreilles et notre cœur.

Oh ! Parle-nous Seigneur !

Toi seul peut nous conduire sur le chemin de la vérité et de la vie en abondance.

Amen

(Corinne Akli)

 

Pour vos dons

L’Église vit exclusivement des dons de ses fidèles.
Elle ne reçoit aucune subvention pour son fonctionnement (entretien des locaux) ni pour la rémunération des pasteurs.

Votre don permet à la paroisse de vivre sa mission d’annonce de l’Évangile, d’accompagnement de ceux qui le souhaitent sur le chemin de la foi (accueil, baptême, bénédiction de mariage, inhumation…) et dans leur vie spirituelle. L’Église est disponible auprès de chacun, sans distinction, à toutes les étapes de la vie.

Vous pouvez adresser vos dons :

  • par chèque libellé à l’ordre de : ACEPU ST-PIERRE
  • par virement bancaire (IBAN FR76 3006 6105 1100 0203 6180 181 – BIC CMCIFRPP)
  • par prélèvement automatique

Les dons donnent lieu à un reçu fiscal qui permet, le cas échéant, une déduction de 66 % des dons sur le montant de l’impôt sur le revenu. Ainsi, un don de 100 € coûtera en définitive seulement 34 €.